"Où se trouve ce qui manque? Peut-être seulement ici, où cela manque."
Roberto Juarroz

"Même si le lieu de méditation est exigu, il renferme l'univers.
Même si notre esprit est petit, il contient l'illimité."
Sekito Kisen

jeudi 1 octobre 2015

Octobre préside à la mise en fourrière des sentiments. La saison des brocantes viendra braconner d'autres visages.

mercredi 23 septembre 2015

A rebours vers l'enfance, accompagner l'ange de la rouille et la sainte des ronces.

jeudi 17 septembre 2015

Tu poseras ta joue sur le ventre des averses. Pour connaître en toi ce qui a le plus besoin d'être rafraîchi.

mercredi 9 septembre 2015

Les présences imaginaires s'épaulent sur des carrures de sable et  les carrières du ciel. Elles sont morceaux de bleu ancien à serrer contre la poitrine, gestes d'étoffe sur la joue comme des caresses longtemps promises à la fenêtre de nos peaux.

dimanche 26 juillet 2015

Enragés du Sud, pour faire de toutes nos coquilles, de la poussière.

vendredi 10 juillet 2015

L'éclat et le mouvement des galaxies perdues finissent de s'éteindre au fond de nos muqueuses.

jeudi 2 juillet 2015

Le visage intérieur de la solitude ne reçoit que des caresses aveugles, des partages déjà mille fois ordonnés, cet invisible qui touche, sous la peau, le marbre ébloui de la chair.

lundi 27 avril 2015

Après avoir ajusté un frisson à ta peau, l'aube te fera l'aumône de sa rosée d'épeire.

mardi 24 mars 2015

Sur la haute ligne des soirs s'évapore ce qui nous reste de corps ou de saisons: poitrines, lucarnes, lisières, épuisent un vertige commun. Nous sommes des formes vulnérables. Nos révélations sont tardives. Quand corolles et coquilles se frôlent, tout en nous continue d'ignorer ce qui procède de l'ombre ou de l'aube.

dimanche 24 août 2014

Tu appartiens au grand dimanche des arbres. A son approche muette. A cette manière d'être entièrement dans la lenteur du jour et la précipitation des saisons.

dimanche 5 janvier 2014

Un voyageur mâche longuement les mots herbe et nuage, jusqu'à ce que leurs goûts se confient au passage du ciel qui les fonde.

mardi 3 septembre 2013

L'étude suspend le silence dans le grenier des arbres. Dans le ciel, le soir recherche ses racines. L'automne de l'enfance frissonne encore.