Les graines contiennent la promesse de tous les ciels à venir.
Les lisières savent que la mémoire n'a jamais fini de ramifier.
Vocation du minuscule à ouvrir sur l'infini / poésie des choses anoblies par ce qui les abîme.
Roberto Juarroz
"Même si le lieu de méditation est exigu, il renferme l'univers.
Même si notre esprit est petit, il contient l'illimité."
Sekito Kisen
dimanche 16 juin 2019
lundi 10 juin 2019
jeudi 30 mai 2019
dimanche 5 mai 2019
Un chant secret circule entre les fragments qui invoquent une totalité disparue. Tel un toucher si délicat qu'il ferait avancer les traces à la recherche de leurs origines. Par la connaissance intime du trajet reliant les contraires. Avec la certitude que la mélancolie et l'inachèvement sont des formes de volontés belles et mystérieuses.
samedi 4 mai 2019
Tu vivrais à la marge d'un mot. Inépuisable.
Installé sous l'écorce ou dans le fruit d'une allée dormante, une chambre à peine abandonnée par l'averse. Attendant la modification de ton signe, de son caractère d'encre, de ses variations de couleurs - vertes, bleues ou noires - selon l'eau qui te baigne, te traverse ou t'inonde.
samedi 2 mars 2019
Ta liberté est le fantôme salé qui se déverse dans chacune de mes cellules. Une marée sans digue pour la retenir de bousculer toutes les osmoses.
Ta liberté a le visage des pluies de l'ouest.
Blanchie par le temps, brassée par l'écume et les transparences vertes, elle mélange tout ce que je suis et ce que je ne suis pas.
Ta liberté a le visage des pluies de l'ouest.
Blanchie par le temps, brassée par l'écume et les transparences vertes, elle mélange tout ce que je suis et ce que je ne suis pas.
dimanche 27 janvier 2019
mercredi 7 novembre 2018
vendredi 14 septembre 2018
Il y a des images invisibles qui pénètrent si loin dans l'esprit qu'elles y restent tatouées. Tu cherches des phrases de cette nature à garder cousues sous la peau. Pulsions irrésistibles, ratures et feux magiques, signaux inédits. Des balises, des pulsations, des présages. Comme ces crépuscules injectés directement dans la moelle qui ne guérissent pas la nostalgie du soir. Ces ivresses qui ne rassasient jamais du besoin de l'ivresse.
(photo prise lors du spectacle "par les temps qui courent" - compagnie Carabosse)
(photo prise lors du spectacle "par les temps qui courent" - compagnie Carabosse)
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